Affaire Khalifa Sall : le maire de Dakar condamné en appel à 5 ans de prison ferme

Le maire de Dakar Khalifa Sall, condamné jeudi en appel à cinq ans de prison ferme pour escroquerie, a “l’intention” de saisir la Cour suprême contre cette décision et n’est “pas privé” à ce stade de la course a la présidentielle de 2019, ont indiqué des membres de son entourage.

“Pour le moment, Khalifa Sall n’est pas privé de la compétition pour le présidentielle. Pour l’instant, il peut encore être candidat, tant qu’une condamnation définitive n’a pas été prononcée”, a déclaré à l’AFP une proche collaboratrice du maire de Dakar ayant requis l’anonymat, après l’annonce de la décision de la cour d’appel confirmant la peine prononcée en première instance.

“Il peut toujours être candidat. Il conserve encore sa chance d‘être candidat et d‘être éligible. Il n’a pas encore perdu ses chances”, a abondé devant la presse l’un de ses avocats, Ciré Clédor Ly.

“Ce sont des arguments de droit que je ne vais pas développer ici”, a-t-il ajouté.

“Il reste l‘étape de la Cour suprême, qu’il a l’intention de saisir”, a souligné la collaboratrice du maire.

“Course contre la montre”

“S’il est condamné définitivement avant la date de clôture des candidatures”, entre le 11 et le 26 décembre, il sera alors effectivement exclu de la course, a-t-elle ajouté, en évoquant une “course contre la montre”.

“Khalifa Ababacar Sall : le tribunal confirme le jugement” rendu en première instance, a indiqué lors d’une audience publique le président de la cour d’appel Demba Kandji, en l’absence du maire de la capitale sénégalaise, en détention provisoire depuis mars 2017 et qui a boudé la fin de son procès en appel en juillet.

La cour d’appel a également condamné Khalifa Sall et trois de ses huit coaccusés à verser “solidairement” la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal.

Khalifa Sall, 62 ans, a annoncé son intention de défier dans les urnes le président sortant Macky Sall lors de la présidentielle de 2019.

Khalifa Sall avait été condamné en première instance pour “escroquerie portant sur des fonds publics” et “faux en écriture”, pour le détournement d’environ 2,5 millions d’euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

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