Bambéy: BBY réclame à Aida Mbodj le remboursement des fonds indûment perçus ces 20 derniers mois

La destitution d’Aida Mbodj à la présidence du Conseil départemental de Bambey est loin de connaitre son épilogue. Au moment où elle a déposé un recours contre ce qu’elle appelle de l’acharnement auprés de la Cour suprême, les membres de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) de Bambey réclament le remboursement des fonds indûment perçus ces 20 derniers mois. Parce qu’en les à croire, «il n’est un secret pour personne, que depuis les élections locales du 29 juin 2014, elle détient trois mandats électifs, car étant député, conseillère municipale et conseillère départementale. La loi organique 96-11 du 22 mars 1996 est claire là-dessus.

Abdoulaye Konté et Cie invoquent l’article 3 de cette Loi qui précise que : «Tout citoyen investi d’un mandat électif ou nommé à une fonction le plaçant dans un des cas d’incompatibilité visés par les articles 1 et 2 de la présente loi, dispose d’un délai de trente (30) jours à compter de la date de l’élection ou de la nomination pour démissionner du mandat ou de la fonction de son choix. A défaut d’option dans le délai imparti, le mandat acquis ou la fonction exercée à la date la plus récente prend fin de plein droit ».

Pour M. Konté, «prétendre que cette loi est rendue caduque comme le disent certains des Sénégalais par le nouveau code général des collectivités locales relève de l’ignorance, sinon de la malhonnêteté politique et intellectuelle.

Et de conclure : «l’ex-présidente du Conseil départemental de Bambey est dans l’illégalité totale au moins durant 20 mois. Nous, élus du département de Bambey, appartenant à la coalition BBY, sommes en phase avec le ministre de la Gouvernance locale. Nous sommes en droit d’exiger que soient remboursées toutes les sommes perçues dans les 20 mois allant des indemnités de représentation à celle de logement en passant par les dotations en carburants, téléphone, etc. ».

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