Grève d’alerte de 48h : la section Nord du SAMES affiche sa détermination à aller jusqu’au bout

La section Nord du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a affiché mardi sa détermination et sa fermeté à poursuivre sa lutte pour la satisfaction de ses revendications, pour lesquelles elle observe depuis lundi une grève d’alerte de 48h.
‘’Nous sommes déterminés et nous n’allons pas reculer sans la satisfaction de nos revendications’’, a averti le Dr Amadou Yéry Camara, le secrétaire général adjoint de ladite section.
Ce syndicat observe depuis lundi un mouvement de grève d’alerte de 48h, suivi par le Syndicat national des travailleurs de la santé et de l’action sociale(SYNTRAS), la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) et le Syndicat unique des travailleurs municipaux (SUDTM).
‘’La dernière fois, nous avions levé notre mot d’ordre à cause du virus Ebola, mais cette fois-ci que les autorités ne comptent pas sur Zika qui frappe à nos portes’’, a prévenu le médecin.
Le Dr Camara se dit soucieux de ‘’mener la bataille une bonne fois pour toute et de ne pas livrer une grève itérative’’.
Concernant les motifs de cette grève largement suivie à Saint-Louis et à Louga, il énumère plusieurs griefs à l’encontre du gouvernement qui, selon lui, n’a pas respecté le protocole d’accords signé avec le SAMES.
Il affirme pour justifier ce mouvement d’humeur des médecins que, lors de la rencontre des membres du SAMES avec le Premier ministre, des instructions avaient été données au délégué du Pôle urbain de Diamniado. Celles-ci concernaient des propositions concrètes pour le respect des engagements de l’Etat consistant à octroyer des terres aux coopératives des travailleurs de la santé.
Il a par ailleurs fustigé le non respect de l’engagement pris par le Sénégal dans la déclaration d’Abuja, visant à ‘’porter à 15 pour cent le montant du budget alloué au secteur de la santé qui, à ce séjour, peine à atteindre les 11 pour cent’’.
Il rappelé que, ‘’depuis la publication des résultats sur l’étude sur le système de rémunération, le président de la République a reconnu les inégalités de traitement salarial entre les fonctionnaires’’, indiquant qu’au-delà du constat, des mesures correctives s’imposent.
Il ajoute qu’au moment où certaines voix affirment qu’une bonne partie du budget national va aux fonctionnaires, des indemnités sont octroyées à certaines catégories d’agents, sans compter ‘’l’érection d’institutions budgétivores, comme le Haut conseil des collectivités locales dont la création est annoncée’’.
Il déplore par ailleurs la gestion des ressources humaines dans le secteur de la santé.

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