Le premier TGV d’Afrique roule désormais au Maroc !

« Al-Boraq», c’est le nom du premier train propulsé, ce jeudi 15 novembre, à une vitesse de 320 km/h en Afrique. La postérité retiendra que le royaume nord-africain est le premier pays du Continent à connaître l’euphorie d’une telle vitesse de pointe. Mohammed VI, le roi du Maroc, en compagnie du président français, Emmanuel Macron, ont inauguré ce projet phare dont les spécialistes estiment qu’il va changer la face du Maroc.

Après presque huit années d’attente, le premier train à grande vitesse d’Afrique est finalement lancé, et il est marocain.

TGV

Lors d’une cérémonie d’inauguration fastueuse présidée par Mohammed VI, le roi du Maroc, en compagnie du Français Emmanuel Macron, les deux chefs d’Etat ont reçu de façon symbolique les deux premiers tickets après avoir passé en revue un détachement de la Garde royale et salué les PDG des différentes entreprises impliquées dans le projet, mais aussi des représentants émiratis et koweïtiens, parties prenantes dans son financement.

L’exécution de ce projet marocco-français a nécessité que l’Office national des chemins de fer (ONCF, Maroc) s’allie à l’expertise de son homologue SNCF, mais également à Alstom, des consortiums Ansaldo-Ineo et Colas Rail-Egis Rail, de la Cegelec et de la SNCF. Pour l’occasion, des co-entreprises ont été créées entre partenaires marocains et français, afin de s’assurer d’un transfert de compétences qui permettra de développer une filière de grande vitesse ferroviaire au sein du Royaume.

Toujours dans la symbolique, Mohammed VI et Emmanuel Macron et leurs délégations ont été naturellement les premiers passagers du TGV Al-Boraq qui les a amenés à une vitesse de 320 km/ h de Tanger (au nord) vers Rabat, la capitale marocaine. Un trajet de 1h20 mn au lieu des 3h45 mn en train de ligne classique.

Le Maroc, premier pays d’Afrique à se doter d’un TGV

Le Maroc est-il le terrain d’expérimentation de la révolution du transport ferroviaire en Afrique ? Le royaume nord-africain, qui envisage d’exploiter d’ici 2040, quelque 1 500 km de rails destinés à la Grande vitesse, accueille le premier TGV du Continent. La confusion est ainsi levée avec le train reliant Abuja-Kaduna, inauguré en juillet 2016 au Nigeria et présenté comme le premier TGV d’Afrique, comme l’ont vérifié nos confrères d’Africa Check.

Si certains se sont interrogés sur le coût (2,1 milliards d’euros) financé à 51 % par la France , 28% par l’État marocain et à 21% par différents fonds arabes d’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis et du Koweït, les promoteurs du projet assurent que ce dernier sera non seulement rentable, mais qu’il permettra d’accélérer l’intégration des territoires grâce à une dorsale atlantique et maghrébine.  De surcroit,  ce premier TGV d’Afrique raccourcira les distances dans le royaume en les divisant quasiment de moitié entre des villes charnières pour l’activité économique. Une rapidité sur laquelle le Maroc devrait s’appuyer pour promouvoir sa position de hub africain des affaires, récemment confortée par la progression du Maroc dans le classement Doing Business de la Banque mondiale, qui le place en troisième place sur le continent, derrière Maurice et le Rwanda.

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