TAS répond à Macky : “Je soutiens et je maintiens que j’ai démissionné”

Réponse du berger à la bergère. Thierno Alassane Sall (TAS) vient de porter la réplique au chef de l’État Macky Sall qui avait soutenu, lors de son face-à-face avec la presse le 31 décembre, avoir limogé le ministre de l’Énergie qu’il était. Il répondait à une interpellation des journalistes devant le siège du Conseil constitutionnel.

“J’ai ressenti de la tristesse quand j’ai entendu le Président dire qu’il m’a limogé. Mais, en regardant son langage gestuel et corporel, et la Rts qui a coupé le signal, j’ai finalement ressenti de la fierté d’avoir fait ce que j’ai fait. Si c’était à refaire, je l’aurais fait”, déclare d’emblée Thierno Alassane Sall.

Pour lui, sur la question précise de la démission, c’est la parole de Macky Sall contre la sienne. “Je soutiens et je maintiens que j’ai démissionné. Écrire un acte de papier et dire que j’ai démissionné est plus simple, mais dire au président de la République, les yeux dans les yeux, ainsi qu’à son Premier ministre, que je refuse de signer le contrat parce que ce n’est pas dans l’intérêt du pays, je pense que c’est plus fort. Celui qui peut le plus peut le moins”, ajoute le leader de la République des valeurs.

“Total était en 5e position”
“Le plus grave, poursuit l’ancien ministre, c’est que le président de la République a révélé les raisons pour lesquelles il a une préférence pour Total. Il a bien dit que c’est parce que la France nous donne de temps en temps des sucettes de 65 milliards pour payer les salaires, de 100 milliards pour ceci ou pour cela”. Pourtant, informe Thierno Alassane Sall, “la compagnie française, qui était 5e, a fait les offres les plus mauvaises qu’on n’ait jamais enregistrées depuis 1985”.

Se réclamant, en outre, de la génération qui lutte pour l’émancipation et l’indépendance économique, sociale et politique du pays, il se veut clair : “Je ne suis pas de ceux qui pensent que parce que la France nous donne des sucettes qu’on doit lui donner notre pétrole en échange, sans exiger le juste prix”. Révélant, au passage, que le bonus dont parle le chef de l’État “est très minime”.

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